jueves, febrero 18, 2010

Prix du Chasseur abstrait 2010

Prix Chasseur de roman

Ahcène Aït Saïdi

pour son récit LES ANGES MEURENT JEUNES

La sincérité et l’intensité - sincérité des sentiments - intensité de l’écriture - concourent à la noblesse de ce récit véridique.

Agé à peine de dix-huit ans et demi, Hocine Aït Saïdi fait partie de l’équipe nationale algérienne de boxe. Sélectionné pour effectuer un stage de préparation en Italie, il est hospitalisé suite à une chute lors d’une séance d’entraînement. L’auteur est son frère. Il assiste au dernier combat de « Houhou », puis ramène le corps au pays. La mémoire envahit alors le récit : « Mais non, Houhou n’est pas mort, il vit et continuera de vivre au plus profond de mon être tant que je serai de ce monde. »

oOo



Prix Chasseur de nouvelles

Christiane Prioult

pour sa nouvelle VEILLE SUR LAURA

C’est solidement écrit et composé pour retenir le souffle.

« Il revenait d’une simple mission de contact qui l’avait entraîné jusqu’à Marseille, et ne portait pas l’uniforme. Sur le chemin du retour, le disque empourpré du soleil, précurseur de la nuit, l’avait incité à une fuite en avant, loin, toujours plus loin, lui faisant oublier la nécessité du repos. La route semblait interminable, s’étirant presque à son insu, dans un combat sans merci avec sa volonté d’arriver. La fatigue qui envahit peu à peu le conducteur, s’il n’y prend garde, et fait de lui la proie de Morphée, le dominait maintenant ; elle était présente, paralysant tout son être. Il soupira inconsciemment. Ses quarante-trois ans commençaient à peser lourdement sur ses épaules. » Un thriller s’ensuit, rondement mené.

oOo



Prix Chasseur de poésie

Carlos Barbarito

pour son long poème FUEGO BAJO UN CIELO QUE HUYE

Le souffle ne manque pas à Carlos Barbarito. Ni le sens du rythme.

¿Dónde comienza el mundo ? En
el suave despertar al alba.
En cualquier nombre oído detrás de la ventana.
En los ruidos de los que arman puestos
y ofrecen pescados, frutas, licores.
¿Dónde concluye ? En
el brusco despertar a medianoche.
En el instante en que el último nombre
deja de tener algún significado, cierta resonancia.
En el silencio, feria sumergida.

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Prix Chasseur d’essai

Pradip Choudhuri

pour son essai L’EXISTENCE PHÉNOMÉNALE DE JACK KEROUAC - SON INFLUENCE SUR LA CONSCIENCE MODERNE

Voilà un plein d’idées pour l’avenir - par le créateur de la revue PPHoo.



« S’il n’y avait rien eu de plus que leurs écrits et si l’Amérique n’avait pas été le pays de la liberté et, de la démocratie, les précurseurs de la Beat Generation, Ginsberg et Burroughs, et leur camarade de tout temps Lawrence d’Arabie, auraient été soit tués, soit achetés, soit bâillonnés, soit exterminés… Les premiers écrivains de la Beat Generation le savaient et ils connaissaient aussi le mécontentement populaire et la frustration qui régnaient dans une large couche de la société et, en particulier, dans les communautés de jeunes. Alors, par leur expérience et l’étonnant pouvoir de leur imagination, ils descendirent dans le monde de la réalité et firent le vœu que tous leurs mots deviendraient réalité. Ils firent le vœu qu’ils ne prendraient comme sujet rien d’autre que leur propre vie et finalement, pour citer de nouveau Kaviraj George Dowden, ils feraient de leur vie un poème, un poème à vie. Ils ont tenu parole et c’est comme cela que toute la génération s’est impliquée dans la liberté et la libre « Beat Generation ».

C’est à ce moment-là que Jack Kerouac, qui avait déjà à son actif plusieurs livres très personnels et, sous certains angles, très significatifs, est apparu dans les kiosques à journaux avec Sur la route, arrière-plan d’une Amérique inconnue, et avec sa connaissance de Céline, de Lautréamont, de l’art poétique de Rimbaud et des surréalistes. »

domingo, febrero 14, 2010

Carlos Barbarito. Hay un ladrido que no termina…

Hay un ladrido que no termina.
Un ladrido para que en la noche se haga de día.
El ladrido antes de las llamas,
para recordarnos, a todos,
que no hay vidas pequeñas
ni muertes pequeñas. Cuerpo
peludo terminado en garras
y en ojos con franca, simple dulzura:
¿quién raspará la puerta
para pedir el hueso, más agua en el plato?

Ahora es cenizas, será algún día carne otra vez.


(13 y 14 de febrero, 2010)

lunes, febrero 08, 2010

Söyleşi Üç Aylık Şiir Dergisi. Part of The Conversation International Poetry Project



Söyleşi Üç Aylık Şiir Dergisi
is a magazine dedicated to philosophical poetry written in
or translated into Turkish.

Together with other magazines from all around the world,
in many different languages,
we hope to be part of a wider poetic dialogue through the Conversation International Poetry Project http://conversationipp.com/


KIŞ 2010: HÜZÜN VE HATIRA

Kenneth Rosen, Alfred Corn, Reshma Aquil, John Muckle, Immanuel Mifsud, Cem Uzungüneş, Carlos Barbarito, Koray Feyiz, Ken Fifer, Mark Cobley, Thor Stefansson, Tree Riesener, Barbara Crooker, Hedy Habra, Abha Iyengar, Aine MacAodha, Carla Scarano D’Antonio, Roberta Burnett, Abdülkadir Paksoy, Geoff Cooper, Scott M. Potter, Anjan Sen, Uluer Aydoğdu, Charles Clifford Brooks III ve Fabiano Alborghetti