miércoles, agosto 08, 2007

Carlos Barbarito. Mourir? On ne peut naviguer sur un bateau..Traduit par Chantal Enright et Elina Julia Kohen

Mourir? On ne peut naviguer sur un bateau
en pierre, ni réchauffer la chair
avec de la neige. Mais c’est à peine
un saut, un moment diffus,
un petit débris d’étoile;
à peine un bouton, une fente,
un sel, une goutte de térébenthine.
Se dépouiller, à même le corps, des minutes,
des paupières, des larmes.
Et ne plus avoir d’oreilles pour le coq,
de nez pour le camphre,
de mains pour tout ce qui tombe ou qui se renverse.
Le désir est alors autre, voire inexistant,
le désert s’étend, sans même qu’il ne pleuve.